Section : Articles

Le Vemurafenib dans le traitement du mélanome métastatique

Improved survival with vemurafenib in melanoma with BRAF V600E mutation.

Chapman PB, Hauschild A, Robert C, Haanen JB, Ascierto P, Larkin J, Dummer R, Garbe C, Testori A, Maio M, Hogg D, Lorigan P, Lebbe C, Jouary T, Schadendorf D, Ribas A, O’Day SJ, Sosman JA, Kirkwood JM, Eggermont AM, Dreno B, Nolop K, Li J, Nelson B, Hou J, Lee RJ, Flaherty KT, McArthur GA; BRIM-3 Study Group.

N Engl J Med. 2011 Jun 30;364(26):2507-16. Epub 2011 Jun 5.

  • La protéine BRAF est souvent muté dans le mélanome métastatique (mutation BRAF V600E)
  • Les inhibiteurs de BRAF sont des nouveaux outils dans l’arsenal thérapeutique dans le traitement du mélanome métastatique et nous avons été très impressionnés par les résultats initiaux spectaculaires. Nous devons insister ici, que chaque individu répond différemment au traitement à des degrés variables et parfois pas du tout.
  • Cet article représente la phase 3  de l’étude clinique randomisée (financée by Hoffmann-La Roche) comparant les réponses cliniques entre le vemurafenib (960mg en prise orale deux fois par jour) et la dacarbazine* (1000mg par mètre carré de surface corporelle administré de façon intraveineuse toues les trois semaines).
  • Les résultats montrent une survie de 84% (vemurafenib) vs 64% (dacarbazine). Les taux de réponse sont de 48% pour le vemurafinib vs 5% pour la dacarbazine
  • Les effets secondaires sont principalement sur la peau et 10% des patients vont développer soit, un kératoacanthome, un carcinome spinocellualire ou une hyperprolifération verruciforme.
  • Toutefois, l’objectif est de maintenir dans le temps cette réponse inital spectaculaire (les études de phase 2 ont montré une résistance qui se développe dans les 6 mois). C’est un peu comme se rendre de la maison au travail: si une route est bloquée, on peut toujours en prendre une autre. Il en va de même dans la cellule de mélanome: en bloquant une voie de prolifération, est celle-ci s’adaptera et utilisera un autre voie de prolifération pour atteindre ses fins. Cela pourrait être une bonne idée de cibler plusieurs voies (“routes”), même si les effets secondaires risquent de devenir plus importants dans le nombre et leur sévérité. Des essais cliniques sont en cours par Glaxo Smith Kline (GSK) en association avec un inhibiteur de la voie MEK. D’autres études combinent les inhibiteurs de BRAF avec des inhibiteurs de la voie p-13k et akt.
  • Il est important toutefois de savoir que des nouveaux mélanomes se sont développés chez des patients traités et qu’une surveillance rapprochée s’impose (Thomas L. Journées Dermatologiques de Paris 2011)

*Un médicament courament utilisé dans le traitement du mélanome métastatique